Mamadou, 500 femmes formées et il continue !


1er juin 2015

Mamadou Diallo, volontaire national, forme à l’Entreprenariat depuis plus d’un an pour le projet Be The Change Academy (BTCA), porté en partenariat par une IMF guinéenne (JATROPHA-Guinée) et une ONG britannique. Rencontre avec un volontaire motivé pour qui les avantages du volontariat ne font pas de doute !

EV : Qu’est-ce qui t’a incité au cours de ton parcours à devenir volontaire ?

MD : Un certain nombre de raisons. Après avoir obtenu un diplôme en sciences politiques, j’ai beaucoup milité dans plusieurs structures associatives, telles que Les Amis de la Bibliothèque, Thurgood Marshall ou le RELAIS. Mais aussi, j’ai suivi plusieurs formations de formateur, avec les Peace Corps notamment, et j’ai pu rencontrer et avoir une grande complicité avec des volontaires internationaux que j’ai rencontrés. Compte tenu de la passion que j’ai développé pour la formation et l’accompagnement, m’engager comme volontaire m’a semblé une suite logique à mon parcours…

EV : Parle-nous un peu de ta mission…

MD : Depuis plus d’un an, je suis chargé de recruter et de former des jeunes filles et jeunes femmes défavorisées (dont l’âge varie entre 17 et 35 ans) dans le but de les former à l’entreprenariat, puis de les accompagner dans la réalisation de leurs projets lorsque nous les financerons avec un microcrédit. J’ai également formé des groupements de femmes dans le cadre d’un projet intitulé « Entreprendre pour la Paix ». En tout, plus de 500 femmes suivies depuis un an.

EV : Qu’est-ce qui te plait dans le volontariat ?

MD : Tout d’abord, j’aime me sentir utile pour d’autres personnes, ressentir que je leur apporte quelque chose d’important pour elles. Et puis, le volontariat c’est aussi un grand nombre de rencontres et de partages, avec les volontaires nationaux et internationaux, avec les participantes elles-mêmes…

EV : Ton meilleur moment comme volontaire ?

MD : J’ai le souvenir d’une cérémonie particulièrement réussie à l’ambassade des Etats-Unis qui coïncidait avec la journée mondiale de l’Entreprenariat féminin. Les participantes avaient prononcé des discours réellement touchants, expliquant en quoi leur vie prenait un nouveau départ grâce à nos formations. L’une s’était exclamée : « Je ne rêve pas ma vie, je vis mon rêve. »

EV : Qu’est-ce que cette expérience t’apportera pour la suite ? Pour ton insertion par exemple ?

MD : Je pense que ce sera une passerelle pour mes objectifs de devenir formateur national, voire de travailler dans les organisations internationales. Ce contexte interculturel peut aussi me préparer à travailler à l’étranger. Enfin, je pense moi-même à monter mon ONG, voire mon entreprise… après avoir lu autant de projets d’affaire, il serait normal que je monte le mien…

EV : Ton volontariat en un mot ?

MD : Passion.

 

 

 

 

 

Une intense séance de formation en entreprenariat au bureau de BTCA Conakry (Quartier Kaporo Marché)

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