Zoom sur : Dimitri, Volontaire de la Solidarité Internationale au sein de Solthis


26 septembre 2014

« Après un cursus d’ingénierie généraliste et une spécialisation dans l’informatique décisionnelle, j’ai décidé de me détourner de la vie de bureau qui m’était promise en métropole pour m’engager dans un projet de volontariat international. C’est avec l’association Solthis (Solidarité Thérapeutique et Initiatives contre le Sida) présente en Guinée depuis 6 ans, que j’ai trouvé mon compte. »

Dimitri à Kindia, pendant la Réunion Annuelle des Volontaires 2014 organisée par France Volontaires Guinée

« L’association intervient dans différents pays où elle se propose de renforcer le système de santé lié au VIH/SIDA en adoptant une démarche de non-substitution, et à travers différents axes. C’est dans celui qui s’intéresse au système d’information sanitaire que mes compétences ont trouvé chaussure à leur pied.

Pour cette thématique l’objectif est le renforcement de la collecte, la circulation, la qualité et l’exploitation des données médicales, à tous les niveaux de la pyramide sanitaire (centres de santé, directions régionales de la santé, niveau national…). Concrètement, mon travail sur le terrain consiste à organiser et animer des formations autour des outils de collecte de données, à réaliser des missions de tutorat dans les sites de prise en charge, à développer des outils et à appuyer les autorités sanitaires pour l’exploitation et l’analyse des données.

Finalement, si l’encadrement n’est pas du même ordre que celui qu’on peut trouver en entreprise, j’ai pu constater grâce à cette mission que ce que j’ai appris pendant mes études en école d’ingénieur peut avoir beaucoup d’intérêt dans des projets de développement international de ce type. Au-delà, la diversité (qu’elle soit professionnelle ou culturelle) à laquelle je suis confronté chaque jour m’apporte quelque chose d’inestimable.

Concernant la Guinée, pour faire court, c’est un pays déroutant et très attachant. La vie est loin d’y être simple tous les jours, mais il règne dans ce pays une atmosphère tellement particulière qu’on a envie de le comprendre. Avant d’en arriver là, il faut réussir à désapprendre tout ce qu’on pense savoir. Vient ensuite le premier échelon de la compréhension, celui où l’on comprend qu’on ne comprend rien. Après ça, l’expérience prend un visage nouveau, et le volontaire aussi… »

Plus d’informations l’intervention de Solthis en Guinée sur le site de l’association.

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