Témoignage de Volontaire > Adrien, VSI avec le GRET


26 avril 2019

Après quelques années passées en Haïti en tant que volontaire sur deux missions, il est temps pour Adrien de quitter ce pays pour une nouvelle expérience de volontariat au Togo. Voici son témoignage avant le départ :

"Je m’appelle Adrien Monteil, VSI pour le Gret en tant que coordinateur terrain sur un projet de gestion des déchets depuis mai 2017 et ce pour quelques jours encore. Je suis basé au Cap Haïtien. Volontaire, je le suis depuis janvier 2015, à mon arrivée en Haïti. J’avais, à l’époque, été recruté , par France Volontaires, pour animer une coopération décentralisée entre le Département de l’Essonne et les communes de Saint Louis du Sud, d’Aquin et de Fond des Nègres.

Titulaire d’un master en sociologie et en gestion de projets, rien ne me prédestinait, à la base, à travailler pour le Gret sur la thématique de la gestion des déchets. Pourtant, j’ai pu apprécier toute la richesse de ce travail pour une ONG qui a une réelle identité et qui porte des valeurs auxquelles j’adhère. En tant que coordinateur terrain, je fais le lien entre la cheffe de projet basée à Port au Prince et le terrain. Je suis en relation directe avec une grande variété d’acteurs : organisations communautaires de base, mairies, partenaires, bailleurs et même une intercommunalité. J’apprends chaque jour et j’ai la chance d’évoluer dans un pays que j’aime et qui m’a profondément marqué.

En effet, en tant que volontaire, j’ai vécu à trois endroits différents : Aquin, en province, à Port au Prince et pour finir, au Cap Haïtien, qui fait figure de compromis avec une ville qui reste à taille humaine. La liste est longue mais si je devais résumer ce que j’ai aimé en Haïti, je dirais la danse, la musique et la gastronomie d’un côté et la facilité d’entrer en contact avec les gens n’importe où dès lors que l’on parle créole, de l’autre.

Après mon départ, je vais commencer une nouvelle mission de volontaire au Togo, toujours pour le Gret sur la gestion des déchets, cette fois-ci en tant que chef de projet. Un nouveau challenge que nous relèverons en famille ! Famille que j’ai construite ici, en Haïti.

Ce qui va me manquer ? La musique tient sur un disque dur et l’on peut refaire les recettes haïtiennes partout dans le monde, même si elles n’auront surement pas exactement le même goût. Ce qui va me manquer le plus, ce sont surtout les amis que je vais laisser ici, même s’il est sûr que je retournerai « nan peyi a » dans les années qui viennent. "

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